Quand cela est possible, le transport médical partagé est préférable à un transport assis individuel. Les raisons sont multiples. Le partage d’un véhicule est moins coûteux pour le système de santé et permet donc de contribuer à sa préservation. De plus, il permet de réduire l’impact individuel sur l’environnement. Il répond aussi, dans certains territoires, à la problématique de rareté de l’offre et de difficulté d’accès à un transport sanitaire.
Le transport partagé est systématiquement proposé aux patients qui ont un état de santé compatible avec ce mode de transport, c’est-à-dire, par exemple, que la personne concernée ne doit pas présenter de risque de contagion pour les autres passagers. Oui elle ne doit pas nécessiter de surveillance, un apport en oxygène ou des conditions d’hygiène particulières. C’est le médecin qui apprécie l’état de santé du patient et rédige la prescription correspondante.
Des délais d’attente et des détours limités :
Concrètement, le patient partage le transport avec au moins un autre patient. Le dispositif est très simple et ne nécessite aucune démarche spécifique pour le patient.
L’établissement de santé ou la société de transport (véhicule sanitaire léger ou taxi conventionné) organise le transport dans des conditions qui garantissent un délai d’attente raisonnable entre le moment où le patient est déposé sur le lieu de soins et l’horaire programmé de sa prise en charge (45 minutes maximum). Le trajet peut inclure un détour par rapport au trajet habituel du passager, mais qui reste limité.
Dans le détail, un transport partagé ne peut être proposé au patient que si le détour qu’il occasionne, pour celui-ci, ne dépasse pas 10 kilomètres par patient transporté à partir du 2e, dans la limite de 30 kilomètres.
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